Bonvini tout moun

Bienvenue à toutes et à tous,


« Yo di’w sèpan sé an lènmi, mé délè sé an ami ki mété’w pou valsé »

Les partisans du Rouge-Vert-Noir (RVN) forment-ils un mouvement uniforme ?

A l’évidence, non ! Chacun (individu ou organisation), en fonction de son histoire, de ses opinions et objectifs, investit les couleurs Rouge-Vert-Noir à sa manière. Il y a des sensibilités politiques très diverses : des indépendantistes, des autonomistes, des autodéterministes, des régionalistes. On trouve des gens de toutes catégories sociales, de toutes professions, de tous âges, de toutes croyances, des gens utilisant aussi des méthodes, des formes d’action différentes.

 

Il faut admettre cette diversité, et la reconnaître ! Elle exprime les contradictions qui existent sur l’analyse de l’état et de l’avenir de notre société. Et c’est normal ! C’est comme cela dans tous les pays. En France, par exemple, le bleu-blanc-rouge est brandi par tout l’échiquier politique, de M. LE PEN à J-L MELENCHON, par une partie des gilets jaunes et d’autres. Personne n’aurait l’idée de s’en servir pour combattre le bleu-blanc-rouge ! Depuis que le monde est monde, il n’existe pas de mouvement « pur ». Le mouvement Rouge-Vert-Noir ne l’est pas. Y a-t-il ou y aura-t-il des maladresses, voire des dérives ? Oui ! Y a-t-il ou y aura-t-il des tentatives de manipulation, de récupération, voire de provocation en son sein ? Certainement ! Et alors, il faudra aiguiser notre vigilance et mener les débats nécessaires ! 

 

Il se dit qu’en basant le combat pour le RVN sur la plateforme large de l’Identité, de l’Existence martiniquaise (et non plus seulement sur la seule base de la revendication indépendantiste), on procède à sa dépolitisation, sa désymbolisation, on le rend « light ». C’est certainement sous-estimer le fait que l’histoire et l’actualité martiniquaises sont profondément marquées par la lutte contre le racisme puis contre l’assimilation (son prolongement moderne). Cette lutte est sociale, culturelle et éminemment politique. La revendication indépendantiste est un aspect, une forme de cette lutte, elle n’est pas toute cette lutte. Participent à cette lutte les indépendantistes, mais aussi les autonomistes identitaires et aussi les régionalistes identitaires. Est-il possible, dans cette lutte, de fédérer toutes ces sensibilités, chacune étant libre, par ailleurs, de poursuivre ses objectifs ? C’est déjà ce qui se fait !

 

            Maintenant, il est vrai que, quelles que soient les questions abordées, on trouve des gens qui défendent une bonne cause avec de mauvais arguments ou méthodes.

Il est difficile d’éviter cela. Et le Rouge-Vert-Noir n’y échappe pas. En réalité, le vrai débat qui s’impose est celui de l’opportunité des formes de luttes choisies à tel moment, en tel lieu, en telles circonstances. Sont-elles efficaces ? Permettent-elles de parler à la masse des indécis, des gens honnêtes qui s’interrogent, de préserver et de promouvoir le message fondamental ? Pour notre part :

- nous ne croyons pas à l’efficacité des injures et des menaces, ni en celle d’opérations coups de poings en tout lieu et moment, pour traiter de divergences, mêmes aiguës, dans le camp identitaire ;

- nous disons que, pour lutter, il ne suffit pas d’avoir des convictions et des états d’âme et, qu’entre autres choses, il faut prendre le temps de préparer une manifestation et la maîtriser ;

- nous n’adhérons pas au dénigrement, sur les réseaux sociaux ; de même que nous ne répétons pas des informations non avérées sur la présence de Rouge/Noir dans les luttes de 1665 (avec Francisque FABULE) et 1801 (avec Jean KINA), et sur la présence de RVN dans l’Insurrection du Sud de 1870 ;

- nous choisissons, actuellement, de donner la priorité à l’information et à l’explication, afin de déconstruire les idées reçues et construire une adhésion consciente du plus grand nombre.

 

            Ils ont de l’argent et du pouvoir. Nos seules véritables armes sont la conscience et l’organisation. Nous devons les préserver à la fois des manœuvres liquidatrices et des dérives dites « radicales », et développer l’engagement à la fois résolu et serein envers RVN.

 

Extraits du communiqué du 18 mai 2019, Liannaj RVN

Contribuer !

 

Prendre des initiatives !

 

Ne pas avoir peur des fausses idées mais,

avec sérénité et méthode, 

expliquer, expliquer, expliquer !

 

Créer et faire créer des visuels Rouge-Vert-Noir 

(n° de maison, autocollants, casquettes, tricots, pin's, drapeaux, visuels de sites et de pages de réseaux sociaux, dikanman...) !

 

Diffuser partout et dès que possible

le Rouge-Vert-Noir !

 

Chaque petit pas aide à pavoiser le pays, sous des formes diverses et respectueuses, de ce puissant symbole de notre Identité !

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Déclaration pour les couleurs RVN


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